En quoi cette méditation s’inspire de l’esprit de Shantivanam (jonction ou passerelle Orient-Occident) ?
 
  • Par son centrage sur le corps et la respiration.
  • L’aide éventuelle de vocalises.
  • L’orientation vers une attitude d’ouverture et de gratitude sans nommer ou identifier formellement Ce, Celui, Cela qui est «visé», à qui s’adresse cette attitude d’ouverture et de gratitude.
  • En cultivant, en approfondissant une posture d’écoute, de réceptivité au mystère de l’Etre, du Divin qui demeure «au-delà de tout» ce que l’esprit humain, mon esprit,peut concevoir. Ce qui n’est en aucun cas incompatible ou contradictoire avec une démarche chrétienne. Si Jésus est le grand Révélateur de la Source divine, «le Père », révélateur de sa Volonté, de son Mystère, il n’en demeure pas moins au-delà de toute représentation mentale, conceptuelle. Jésus-Christ est l’expression humaine de ce divin mystère. Il nous dévoile en quelque sorte l’intériorité de l’Être divin qui est «relation», «Trinité», comme le souligne souvent Swami Abhishiktananda (Henri le Saux). Ce point est essentiel. Il octroie, me semble-t-il, la coloration «chrétienne», «christique» à une méditation dans l’esprit de Shantivanam. Il établit fondamentalement le méditant dans une posture «reliée», si l’on veut éviter les mots «religieux, religieuse», de communion ou de reliance et avec sa Source et avec tout être.
  • La posture méditative s’épanouit alors dans une attitude essentiellement contemplative , de prière silencieuse, dans un grand dénuement ou vide mental où l’esprit trouve (enfin !) la paix. Selon Jean de la Croix, la foi résume cette posture contemplative, «ce moyen proportionné, obscur et certain,d’union à Dieu».